« Décidément, c’est sûr et certain que tout ce que tu as vécu est réel ! Absolument plus aucun doute n’est possible ! »….
….C’est ce que dit la maman de cette TCHiste en écoutant son récit. Effectivement, elle ne pouvait inventer le détail qu’elle lui donne, qu’elle ignorait et qui s’avère exact.
Je vous laisse découvrir ce très beau témoignage.

Bonjour Docteur Charbonier,
Je tenais avant tout à vous exprimer mon infinie gratitude pour tous vos travaux que je suis depuis vos débuts, et qui m’ont toujours apporté un grand réconfort et de l’espoir tout au long de ma vie, notamment dans les moments difficiles. Merci aussi pour le combat que vous menez pour la TCH aux côtés de Marc Leval et Etienne Dupont. Ce que vous faites est révolutionnaire et ô combien salutaire. Ce monde a un grand besoin de gens comme vous. Enfin, vous pouvez compter sur mon soutien contre vos détracteurs.

J’ai pu obtenir une place in extremis à Grenoble le dimanche 28 mars grâce à une annonce postée sur Facebook deux jours avant, alors que je m’étais faite à l’idée de devoir attendre une année de plus avant de pouvoir en faire une. « Ce n’est pas un hasard », m’a dit la personne qui a vendu une place. Et c’est sans doute vrai. J’étais si heureuse et surprise!
Je me suis sentie partir tout de suite au plafond, puis voler à toute vitesse dans les airs, voyant les massifs, l’autoroute, puis je me suis retrouvée instantanément à côté de ma mère qui priait pour moi pour me protéger de certains défunts de la famille particulièrement négatifs, ce qu’elle m’a confirmé, à notre plus grande surprise. C’était déjà un signe plus qu’encourageant. Puis j’ai traversé les nuages pour apercevoir enfin la Terre. Je continuais à traverser l’espace à toute vitesse, jusqu’à ce que j’aperçoive au-dessus de moi une zone blanche nébuleuse très lumineuse. Je m’y suis engouffrée, et à ce moment-là, j’ai pleuré d’émotion, car trois entités que j’avais le sentiment de connaître depuis toujours et pour lesquelles je ressentais une affection infinie m’attendaient. Par télépathie, j’ai entendu: « Coucou, on est tellement contentes de te revoir. On t’aime. On sera là à ton retour ».

Dès votre suggestion de la visualisation du banc, je n’ai pas eu le temps de m’asseoir qu’un certain nombre de défunts se sont présentés à moi. Tout d’abord, un couple de personnes âgées que je n’avais jamais vu et que j’avais pourtant instantanément identifié comme mes arrières-grands-parents. Une femme aux grands yeux verts, avec de longs cheveux gris en chignon vêtue d’une longue robe noire avec un gros jupon, un tablier blanc et un petit châle en crochets posé sur ses épaules.

Je visualisais mon arrière-grand-père plus petit et plus mince qu’elle, avec un couvre-chef noir, un gros nez, une chemise et un gilet noir, ainsi qu’un pantalon marron large et une canne en bois. A côté d’eux, une femme ressemblant à ma mère, mais avec de grands yeux verts que j’ai su être sa sœur aînée, morte à l’âge de 6 mois.
« Mais, oui, c’est ça, c’est exactement ça ! Tout ce que tu dis correspond au détail près à la tenue et à la description physique de mes grands-parents ! », s’exclamait ma mère, toute excitée.

« Il n’y a pas le moindre doute, tout ce que tu me racontes est vrai, tu n’as rien imaginé, c’est impossible.
Mais cette femme, tu es sûre que c’était ma sœur ?
Ce n’était pas ma mère ? ».

Pour moi, ce ne pouvait être qu’elle.
C’est à ce moment-là que tout a définitivement basculé pour moi et que j’ai compris la portée de mon expérience. Un peu plus loin courait mon chien comme une fusée dans tous les sens, comme de son vivant, à côté de mon arrière-oncle Daniel, le fils de mes arrières grands-parents que j’ai connu et sa femme, Casimira.
J’ai su alors que mon chien était avec eux, très heureux.
De son vivant, il les appréciait beaucoup car ils le gardaient dans leur maison pendant que nous partions en vacances. Puis un jeune homme aux yeux verts, aux cheveux longs bouclés châtains foncés est venu, moustachu avec un petit bouc au menton, torse nu, un long collier autour du cou, un bermuda noir et des bottines montantes à lacets, façon Docks Martens.

C’était Chris Cornell, l’ancien chanteur de Soundgarden qui s’est pendu en 2017, mais plus jeune qu’à son décès.
Il était complètement courbé, à mon grand étonnement, et le regard infiniment triste et éteint. « Prie pour moi », me dit-il. Rétrospectivement, je comprends maintenant pourquoi je voyais tout le temps sa photo ou des articles de lui alors que je faisais des recherches sur internet sur des sujets sans le moindre rapport possible avec lui.

Puis vient un couple d’amis qui m’a été d’un grand soutien à mes 20 ans lors d’une période qui m’a été particulièrement pénible :
« Bonjour, on va très bien, on est très heureux! ».

Derrière eux, se trouve Layne Staley.
Je lui demande si ce que je crois avoir vécu avec lui est réel ou le fruit de mon imagination, si c’est lui qui est venu à moi ou si mon esprit vagabond est tombé sur lui.
Il me regarde très longuement sans me répondre. Je n’arrive pas à comprendre le sens de son silence. Plus loin, je vois la vierge Marie, une entité gigantesque avec la forme d’une tête et d’une grande robe triangulaire blanche, dorée, bleue et indigo par endroits, ainsi qu’une petite sœur menue, le visage blanc, des yeux marrons, les sourcils et les cils clairsemés, un nez légèrement aquilin, une bouche fine avec des sillons naso-géniens marqués, sainte Rita.
Pour la suite, je vous avoue avoir un doute sur l’ordre chronologique exact de la succession de paysages suggérés. Dans un superbe jardin à l’anglaise, je revois mes arrières-grands-parents assis devant une maisonnette en bois, dans un très beau jardin, mes arrières oncles, mon chien, toujours aussi surexcité à courir dans tous les sens et Mistinguette, ma lapine, qui sautait de joie devant un superbe massif de fleurs.

A la plage, je vois encore les mêmes personnes, mon chien et ma lapine, jouant avec le ressac de l’eau. Plus loin, passe furtivement devant moi une ancienne camarade de classe de Primaire qui s’est suicidée en 2019 en se jetant du haut d’une falaise. J’entends mentalement « Merci pour tes prières ». Je me retrouve ensuite devant une autre amie qui est décédée des suites d’un cancer du sein en mai 2020, en maillot de bain sur un transat, en train de bronzer au soleil, et me faisant coucou de la main, radieuse: « Salut Soso! ».

Il me semble que de la plage, je me retrouve directement à la cime d’une très haute montagne enneigée au milieu d’une chaîne montagneuse, et je m’abreuve de la beauté du panorama qui se déroule sous mes yeux.
De là, je m’élance dans le vide tel un oiseau et dénuée de tout vertige, contrairement à la réalité, et je me mets à survoler de magnifiques vallées verdoyantes.

Arrive enfin un désert étendu à perte de vue avec de hautes dunes. Je m’apprête à atteindre le sommet quand tout à coup, je découvre à nouveau Layne Staley qui me prend la main pour m’aider à monter.
Il porte un jean noir et de dreadlocks. Il me serre le poignet gauche très fort, à la limite de la douleur (mais je ne saurais vous dire si j’ai vraiment eu mal physiquement ou pas).
De son autre main, il me pointe l’horizon qui s’ouvre sur un endroit triste et sombre, une sorte de cloaque marron, où est assise une jeune-fille, et je sais immédiatement qu’il s’agit de sa petite-amie, décédée de son vivant d’une pathologie cardiaque provoquée par la consommation de drogues.

A ce moment-là, il me dit « Prie pour elle » en m’écrasant de plus belle le poignet.

Il me semble qu’ensuite vous nous suggérez une forêt et des vies antérieures. En la traversant, je vois un petit garçon qui me fixe, vêtu d’un short marron, d’un pull sans manches jacquard marron, beige et bleu marine, d’une chemise marron clair et d’une casquette. Il est châtain aux yeux bleus.
Comme toujours, je communique par télépathie et lui demande son prénom. Il me répond « Victor ».
Je me revois avec les mains de druide, blanches, longues aux ongles épais, dégoûtants et cassés, puis en homme vêtu d’un haut bleu et d’un pantalon beige, les cheveux châtains foncés au carré, de dos, avec un chien beige à mes côtés, une besace remplie d’herbes médicinales.

Enfin, je monte très haut, et je me retrouve à la Source. Je lui demande de me guérir d’une maladie chronique qui me pourrit littéralement la vie, aussi bien physiquement que moralement. Je me vois allongée en l’air, les jambes et les bras ballants, et de mon corps sort une silhouette blanche.
Je lui demande ensuite de me guider sur ma vie professionnelle, car je souhaiterais changer de voie, mais comme je l’ai dit précédemment, je manque totalement de confiance en moi.
De la lumière émerge un nuage noir très diffus qui finit par former le chiffre 142. J’en cherche encore la signification. Puis apparaît le visage d’un homme d’âge mûr, châtain, la peau claire avec une veste noire en col mao et une chemise blanche, mais j’en ignore encore la raison.

Je revois le visage d’une de mes amies décédées vue au banc qui me dit : « Merci pour les cartes de Noël envoyées, elles m’ont fait très plaisir ». C’est bientôt la fin, je demande un ultime message à mes arrières-grands- parents et à sa sœur aînée : « On est tout le temps avec vous et on vous aime très fort.
Dis à Pilarica (ma mère) qu’elle doit encore faire preuve d’un peu de patience avant de nous retrouver. Quant à toi, l il t’en faudra beaucoup plus ».
A ces mots, ma mère, qui se prénomme Pilar, bondit à nouveau : « Pilarica ! J’avais oublié ! Ils étaient les seuls à m’appeler comme ça ! Décidément, c’est sûr et certain que tout ce que tu as vécu est réel ! Absolument plus aucun doute n’est possible ! ».

Je retourne à toute vitesse dans mon corps et me réveille de suite, trop vite et trop mal, sans respecter vos étapes, à tort, car je me sens décentrée, épuisée, et j’ai très mal à la tête.

Voilà, docteur Charbonier, mon long pavé, je m’en excuse une fois de plus. Je mesure rétrospectivement ma chance d’avoir vécu une TCH si riche, grâce à vous. Moi qui en étais sortie perplexe, pleine de doutes et moyennement satisfaite, il va plus que de soi que j’ai largement changé d’avis.

Je suis la preuve vivante qu’il peut être nécessaire, voire indispensable dans certains cas, de digérer l’expérience. Je n’ai finalement pas été guérie à ce jour de la maladie que j’attendais, peut-être d’autre chose, mais je ne sais pas encore de quoi.

Merci infiniment de m’avoir permis de vivre une si belle expérience. Je ne manquerai pas de vous contacter à nouveau dès que j’en saurai plus sur le 142 et le visage masculin.

Je souhaite garder mon anonymat pour des raisons personnelles et professionnelles, mais vous pouvez publier ou exploiter librement mon récit, et même l’abréger, bien sûr.
Bien cordialement

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