UNE TCH TRÈS RICHE….
…et très complète ; au moment où une CAC vraisemblablement très rebelle finit par lâcher.
Tout y est ou presque : régression dans une vie antérieure, visualisation du futur, visualisation de défunts, soins énergétiques et une révélation sur des facultés de guérisseuse.

Cher Dr Charbonier,
J’ai participé à une séance de tch vendredi après-midi à Grenoble, mais n’ai pas pu rester pour le débriefing en raison de contraintes familiales, et vous prie de m’en excuser.
Nous nous sommes croisés lors de mon départ, vous avez gentiment dédicacé mon livre, et j’ai pu vous offrir mes petits pots de chocolat aux noix de Grenoble !
J’étais encore sous le coup de l’émotion, et toute cette expérience était encore bien trop vague pour vous la raconter à ce moment-là.

Je vais donc essayer de le faire à présent.

Je suis une lectrice assidue de vos œuvres et je vous suis depuis des années, passionnée par vos travaux. Cette expérience en tch, je l’attendais depuis longtemps…
Je pratique la méditation de manière quasi quotidienne depuis plusieurs mois, et je m’entraîne presque tous les jours avec votre méditation guidée, si bien que parfois, ma CAC veut bien se taire quelques instants (c’est une foutue maniaque du contrôle… !) et je parviens à  »décrocher  » et obtenir quelques  »visions ».

Je ne voulais pas avoir trop d’attente vis à vis de cette expérience, comme vous le conseillez souvent ; mais souffrant depuis un an, suite certainement à la covid, de douleurs récurrentes, étranges et variées, au fond de moi j’osais espérer accéder à un soin énergétique.

Lorsque la séance a commencé, j’étais un peu déroutée, je me disais que j’avais peut-être  »pris » une place alors que tant de gens, dans la douleur, en avaient certainement plus besoin que moi.
Peu habituée à pratiquer  »en groupe » ; et (au risque de passer pour la groupie de base…) très émue aussi de vous voir là, en vrai ! pour la première fois, après vous avoir lu, entendu, écouté, pendant tant de temps… je ne parvenais pas à me détendre.

Bref, cette foutue CAC ne voulait pas me laisser tranquille, mais alors pas du tout, elle sautillait comme un petit diable, d’informations en suggestions et tergiversations diverses…
Quand vous avez évoqué l’image du banc (j’en ai rêvé pendant des mois de ce banc…) et bien, moi j’étais toujours scotchée dans mon transat, à Voreppe city, Le cerveau en ébullition…
J’ai pensé,  »bon c’est foutu, ce ne sera pas pour cette fois, ce n’est pas grave, essaie au moins de te relaxer, et de te reposer en ce début de week-end… »

Je crois que c’est au moment de la vision de la plage que les  »choses’ ‘ont bougé pour moi. J’ai ressenti de la chaleur dans mes mains, et une odeur étrange, comme celle d’une église autour de moi.
Je me souviens avoir même retiré mon masque quelques instants (retour immédiat de ma cac en folie…) pour vérifier si ce n’était pas cette salle, au Novotel, qui exhalait un parfum désuet de vieille église. Apparemment non !
Ma main droite s’est étrangement mise à bouger seule (petite et furtive incursion de la cac en délire : » non, mais, qu’est-ce qu’il se passe là ? »…)
Comme si ma main me prodiguait des soins… Et n’a pas arrêté pendant quasiment tout le reste de la séance.

J’entendis le mot guérir, guérir, guérir, maintes fois. Je voyais aussi des formes, comme des mains tenues en arc de cercle, formant une sorte de croissant de lune, une succession de D, venir vers moi. Très difficile à décrire.
Puis mon père défunt a comme parlé à mon oreille, je me souviens juste d’une veste à carreau et de sa voix. Veste à carreau qu’il portait dans sa quarantaine, bien avant son décès en 2008. J’ai compris que je devais aider les autres à guérir.

Ce à quoi j’ai répondu que je voulais bien essayer de guérir les autres, mais que pour cela il fallait que je guérisse d’abord moi-même car je suis très affaiblie par toutes ces douleurs. Il m’a répondu :

-‘ ‘ça c’est fini maintenant, on n’en parle plus ».

Comme si je devais passer à autre chose, à une nouvelle étape de ma vie, que tout cela serait derrière moi maintenant.

(Aider les autres à guérir, comment ????je n’en ai aucune idée : retour de ma cac effrayée qui ne comprend rien, elle non plus, à cette proposition.)
Ma main droite continue de bouger.

Votre voix familière évoque plusieurs paysages différents, je les visualise, mais je ne rencontre personne d’autre.
Tout à coup je suis devant un château ou une très belle maison du XVIIIe siècle. Je suis dans le jardin, devant la façade. Il y a un bassin entre deux escaliers. Il est octogonal, et plein de verdure. C’est très beau. Au centre, je vois un visage de bébé, comme un angelot. Cela n’évoque rien pour moi.

A un moment je vois un ciel bleu avec de gros nuages blancs, on dirait des cumulus hauts, denses, ils s’ouvrent comme pour me faire un passage, mais, malgré des sensations d’élévation, je ne parviens pas à monter.
Lorsque vous évoquez l’amour divin, (je ne me rappelle plus si c’est le terme que vous employez,) je suis baignée par une grande lumière, très forte, mais je ne ressens pas cet amour inconditionnel.

Je vois passer le visage de ma grand-mère paternelle, seulement son visage, mais plus jeune, très brune et mieux portante que je ne l’aie jamais vue. Elle est décédée quand j’étais toute enfant.

Vous entamez la descente, et moi, je ne veux pas partir encore, car j’ai pris beaucoup de retard au début !
Tout à coup, je survole un champ qui se trouve autour de ma maison de famille, ma résidence secondaire où je passe beaucoup de temps. Je vois une vieille femme penchée sur l’herbe avec une sorte de chapeau clair pour la protéger du soleil. Elle semble travailler la terre et ne me voit pas.
Je me dis que c’est peut-être mon arrière-grand-mère, que j’aurais bien aimé rencontrer durant ce voyage. Je ne l’ai pas connue de son vivant, mais j’habite sa maison. J’essaie de l’appeler, mais elle ne réagit pas, je ne sais pas par quel nom l’appeler, elle ne se retourne pas.

Je ressens alors un besoin intense de me coucher là, dans ce champ, je m’étends les bras en croix, pour sentir la terre mère, comme pour puiser de la force à son contact.
Puis je suis plus haut, autour de ma maison, enfant, je cours sur un chemin, avec un chien blanc et marron, elle s’appelle Rita. C’est une chienne de mon enfance, je ne me rappelais plus d’elle.
On sautille sur le chemin, puis brusquement, c’est comme si on courait sur la rotondité de la terre. C’est étrange, très agréable, bleu et magique.

Enfin, je suis dans une église, j’assiste à une scène du dessus. Je vois un cercueil de chêne clair, et des formes, petites et voilées qui s’affairent autour, elles ne sont pas humaines, et je ne sais pas ce qu’elles font.
Plus loin, sur la gauche, au pupitre pour faire les discours lors des cérémonies, je vois mon frère ainé, (dont je suis proche) dans son âge actuel.
Il parle, mais n’a pas l’air spécialement affecté. Je n’entends pas ce qu’il dit. (Ma Cac se demande s’il s’agit de mon propre enterrement …) Je vois des personnes sur les bancs devant mon frère, mais je suis trop loin pour voir autre chose que des formes.

L’inquiétude provoquée par cette dernière scène me fait certainement vous rejoindre pour hâter le retour.
Mille mercis, Dc Charbonnier pour cette belle expérience.
Je ne sais pas encore si mes maux sont derrière moi, j’attends de voir l’évolution dans les jours à venir…
Merci de m’avoir lue. Je me rends compte que mon récit est long, et certainement décousu. Il est ardu de décrire ce moment hors du temps, les mots peinent et échouent, me semble-t-il.

Merci à vous, Marc et Etienne pour votre accueil. Merci pour tout ce que vous faites pour que les choses changent, enfin.
Je vous autorise à publier mon témoignage si vous le souhaitez.
Je tiens toutefois à rester anonyme, car je suis prof dans la région de Grenoble.

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